Skip to main content

REMARQUE: Vous mesurez le radon au printemps ou en été (d'avril à août)? Cliquez ici pour en savoir plus  

Vous êtes intéressé à obtenir un trousse de mesure du radon au printemps ou en été (d’avril à août). Les recherches canadiennes sur le radon indiquent que la période (la saison) pendant laquelle les mesures de radon à long terme, de plus de 90 jours, sont effectuées n’ont pas d’incidence statistiquement notable sur les résultats. Toutefois, les autorités de santé publique recommandent toujours d’effectuer de réaliser la majorité de ces tests durant les mois les plus froids. En conséquence, nous souhaitons vous informer que trois options s’offrent à vous :

  1. Réaliser un test de mesure de 180 jours (6 mois), dès maintenant.
  2. Attendre jusqu’à la fin septembre et effectuer un test de mesure de plus de 90 jours (3 mois).
  3. Réaliser un test de mesure sur une année complète

Le détecteur de radon ne commence à fonctionner qu’après l’ouverture du sac en plastique qui contient le détecteur. Il est important d’enregistrer avec précision la date préliminaire et finale du test de mesure en suivant notre processus d’enregistrement. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter à [email protected].  

Décrypter la science

Tous les résultats des trousses de mesure de l’Étude Nationale Evict Radon sont utilisés pour comprendre comment notre environnement domestique influence l’exposition au radon.

Grâce aux résultats de votre test de radon à domicile, nous pouvons :

  • Mieux protéger les Canadiens contre les effets nocifs de l’exposition au radon.
  • Comprendre pourquoi certaines propriétés présentent des teneurs en radon différentes
  • Chercher des solutions qui réduisent l’exposition au radon
  • Déterminer les comportements qui ont une incidence sur notre exposition au radon
  • Déterminer la meilleure façon d’administrer les mesures de détection du radon au Canada

Les participants à la recherche d’Evict Radon nous ont permis d’approfondir la recherche et de cerner le problème lié à l’exposition au radon dans l’Ouest canadien. Grâce à leur contribution, nous pouvons remplir notre mission : éliminer le radon de nos maisons et prévenir l’apparition du cancer du poumon causé par ce gaz.

Notre recherche a été publiée dans la revue multidisciplinaire Scientific Reports du groupe Nature Publishing sous le titre «Radon exposure is rising steadily within the modern North American residential environment, and is increasingly uniform across seasons». Vous pouvez télécharger gratuitement cette publication ci-dessous.

Télécharger

Principales conclusions de la recherche :

1. L’exposition au radon au Canada tend à s’uniformiser sur toute l’année

La croyance à l’effet que la teneur en radon est toujours plus élevée au cours des mois d’hiver n’est plus fondée dans le contexte canadien. En effet, près de la moitié des résidences analysées présentaient des traces de radon à un niveau constant durant toute l’année, et le quart d’entre elles montraient des teneurs en radon plus élevées en été. Nous cherchons actuellement à comprendre ce phénomène.

Cette tendance pourrait s’expliquer par la hausse de l’étanchéité des bâtiments au pays ainsi que par la présence croissante des climatiseurs dans nos unités d’habitation.

2. Les trousses de mesure de radon à court terme (moins de 90 jours) ne sont pas fiables

Les données démontrent que les mesures de radon étalées sur moins de 90 jours sont presque toujours imprécises (jusqu’à 99 % du temps). Ce type de mesure gagne pourtant en popularité dans le domaine de l’inspection des bâtiments et dans le secteur immobilier au Canada, où l’on a commencé à effectuer des tests à court terme. Les mesures à court terme ne devraient jamais servir à d’estimer l’exposition au radon à long terme.

3. Malheureusement, le problème lié à la présence du radon au Canada s’aggrave

Nous constatons une augmentation constante et inquiétante de l’exposition au radon dans les nouvelles résidences au Canada. Nous sommes à démontrer que la relative « modernité » du parc résidentiel a une incidence marquée sur les niveaux d’exposition au radon, les maisons neuves renfermant une teneur en radon de plus en plus élevée.

4. Facteurs liés à une augmentation de la teneur en radon dans les maisons

Les variables qui influencent la concentration de radon sont :

  1. L’année de construction : les maisons plus récentes affichent une plus haute teneur en radon
  2. Les bâtiments de type bungalow
  3. Le nombre de pieds carrés de l’habitation : plus il est élevé, plus grande est la présence du radon
  4. La hauteur de plafond : des plafonds plus élevés indiquent une plus haute teneur en radon
  5. L’ouverture et de la fermeture des fenêtres.

Éléments qui n’ont pas démontré d’incidence sur la teneur en radon :

  1. Les niveaux de réglage du thermostat
  2. La présence de plomberie au sous-sol

5. L’Alberta et la Saskatchewan abritent la deuxième population la plus exposée au radon sur la planète

Des 11 727 mesures de radon à long terme effectuées entre 2010 et 2018 dans les résidences en Alberta et en Saskatchewan, 55 % montraient une teneur en radon ≥ 100 Bq/m³ et 17,8 % ≥ 200 Bq/m³, soit la limite d’exposition maximale tolérée selon les directives canadiennes. Si on compare ces chiffres avec les concentrations mesurées ailleurs dans le monde, les deux provinces abriteraient l’une des populations les plus exposées au radon cartographiées à ce jour.

Aucun résultat